Encore un de ces rêves à oublier - George Mendez
George Mendez

Voyageur d’un autre temps, j’ai souvent l’impression d’être déphasé par rapport à notre 21e siècle. Même si j’avoue que ce siècle, a fait de remarquables découvertes, elle en a aussi faite de désolantes et destructives. Proche de mes émotions, aimant à la fois la solitude et la communication, je vous invite à me suivre au fil de mes réflexions et anecdotes.

Encore un de ces rêves à oublier

Encore un de ces rêves à oublier - George Mendez

Je viens tout juste de faire un très mauvais rêve. C’était une autre matinée de cours où je vivais de très gros problèmes, c’est-à-dire un matin de cours à l’université de Sherbrooke où les étudiants, du moins, quelques-uns des étudiants, se sont permis de se moquer de moi sans relâche. Je déteste quand on tente de me faire croire que je suis trop stupide pour étudier un certain sujet, quand en fait, il s’agit d’un thème qui m’intéresse et qui entre dans mes habiletés. Je parle ici d’un cours de politique.

Ce qui est arrivé ce matin est que ceux et/ou celles qui étaient assis derrière moi se sont mis à me droguer pendant le cours. Je le sentais dans mon nez comment ces personnes m’aspergeaient d’un type de drogue qui était probablement coupé avec des produits chimiques et qui me donnaient des étourdissements et diminuaient ma concentration. Il y a des moments où je ne pouvais plus suivre le professeur du tout. Mais, ce manque de concentration n’avait rien à voir avec mes capacités de compréhension du cours.

En sortant à la pause, j’ai remarqué qu’une étudiante s’est faufilée rapidement devant moi, pendant que je me rendais à la salle de bains.  Elle disait haut et fort que l’économie n’est pas son sujet du tout et que c’est très, très difficile à comprendre, tout en me jetant des coups d’œil. Là encore, j’étais sous l’effet de la drogue en question et je ne pouvais même pas lui regarder le visage comme il faut, tellement la sensation était encore trop forte. J’avais de la difficulté à marcher en ligne droite, et il a fallu que je m’asseye un instant dehors, sous l auvent rétractable pour respirer et laisser tomber l’effet de ce mélange toxique. Mais, ce qui m’a fait comprendre que cette étudiante n’était peut-être même pas une femme inscrite au cours est qu’elle s’est mise à parler d’économie quand le cours porte sur la géopolitique de l’énergie.  Certes, il y a des détails qui sont liés à l’économie, mais c’est loin d’être le sujet principal. Le professeur décrit surtout les politiques qui entourent l’énergie, et non les transactions financières.

En retournant en classe, les étudiants ont continué à me faire sentir mal, mais seulement pour un court instant. Quel soulagement de constater qu’ils ont enfin compris qu’il fallait arrêter de me faire ça ! J’espère que je ne rêverai plus jamais à ça.