Le retour aux sources - George Mendez
George Mendez

Voyageur d’un autre temps, j’ai souvent l’impression d’être déphasé par rapport à notre 21e siècle. Même si j’avoue que ce siècle, a fait de remarquables découvertes, elle en a aussi faite de désolantes et destructives. Proche de mes émotions, aimant à la fois la solitude et la communication, je vous invite à me suivre au fil de mes réflexions et anecdotes.

Le retour aux sources

Le retour aux sources - George Mendez

En préparant mon déménagement, je suis tombé sur une ancienne brochure que j’ai faite sur la médecine esthétique. Cela date du temps où j’étais graphiste pour un cabinet de chirurgie esthétique. J’en ai fait du chemin depuis.

Une carrière professionnelle accomplie

J’ai toujours aimé dessiner. C’est d’ailleurs pour cela que j’en ai fait mon métier. Ça m’a réussi, car maintenant, j’ai une solide réputation auprès de nombreux clients. Malgré le fait que j’ai des dessinateurs, et des chefs de projet à disposition, j’apprécie tout de même m’impliquer pour les projets importants. Même si j’ai confiance en mes collègues, je préfère dessiner de temps en temps pour ne pas perdre la main, mais aussi, pour ne pas être en retard au niveau des avancées technologiques. Avec toutes les innovations qu’il y a de nos jours, une fois qu’on arrive plus à suivre, on se fait dépasser par la concurrence, et c’est la fin.

Un retour en arrière

Il y a quelques jours, nous avons reçu un nouveau projet. Il consistait à renouveler totalement tous les supports publicitaires. Cela allait des brochures papiers, jusqu’au site Internet. En lisant l’ébauche, je me suis rendu compte qu’il s’agit du même cabinet, dans lequel j’avais fait mes débuts en tant que dessinateur. J’ai alors décidé de prendre le projet en main, et de superviser personnellement chaque étape d’accomplissement, puis de vérifier chaque maquette, pour être sûr de rendre un travail impeccable. J’ai moi-même contacté le client, dans le but de lui donner rendez-vous pour conclure une collaboration. Au cours de l’entretien, je lui ai présenté nos maquettes dans l’intention de nous mettre d’accord sur quelques détails techniques. Heureusement que j’avais pris la décision de faire appel aux idées du client, sinon, nous aurions foncé tête baissée dans l’accomplissement d’un projet d’envergure. Au bout d’un long moment de discussion et de débat, il a fini par avouer. Apparemment, c’était un homme de mon ancien quartier. En réalité, il cherche un modèle basé sur mon ancienne brochure, la toute première que j’ai réalisée. Il lui a fallu un petit moment avant de me reconnaître. Il a hésité, disait-il. Ce n’est qu’après m’avoir dévisagé longuement, qu’il s’est rendu compte de la chance qu’il avait de tomber sur moi. C’est un risque qu’il avait pris, pensait-il, puisqu’il n’était pas totalement sûr de rencontrer la bonne personne. Visiblement, mon passé ne m’a jamais lâché.