Un petit rien qui fait du bien - George Mendez
George Mendez

Voyageur d’un autre temps, j’ai souvent l’impression d’être déphasé par rapport à notre 21e siècle. Même si j’avoue que ce siècle, a fait de remarquables découvertes, elle en a aussi faite de désolantes et destructives. Proche de mes émotions, aimant à la fois la solitude et la communication, je vous invite à me suivre au fil de mes réflexions et anecdotes.

Un petit rien qui fait du bien

Un petit rien qui fait du bien - George Mendez

Cela fait maintenant deux ans, que je fais partie d’un petit groupe constitué de jardiniers amateurs, et de passionnés des plantes. Il s’agit d’une association présente dans mon quartier. Elle m’a beaucoup aidé, non seulement pour m’épanouir, mais aussi pour devenir complètement autonome. L’envie d’intégrer l’équipe m’est venue comme ça ! Du jour au lendemain, après avoir discuté avec une voisine, propriétaire d’un magnifique jardin très bien entretenu, je me suis dit que, moi aussi, un jour, j’aurai un tel coin de paradis qui rendrait les passants jaloux. Ma décision est prise. Le moyen le plus rapide de plonger dans ce monde totalement inconnu, est de s’intéresser à ce nouvel art, tout en apprenant auprès des connaisseurs. C’est alors que j’ai intégré le groupe. Je voudrais juste souligner que cette association existait déjà depuis des années, mais pas une seule fois, je n’ai voulu m’y joindre. Tout a changé depuis.

Un projet intéressant pour économiser

J’ai démarré sur la petite parcelle de 7m² que je possédais, et je peux dire que c’était un vrai calvaire. Il m’a fallu plus d’un mois et demi pour rendre la terre fertile. Les premiers plants que j’y ai fait pousser, étaient deux variétés de piment rouge. En fait, le plus difficile était le maintien de l’humidité du sol. J’avais un problème avec l’approvisionnement en eau. Avec le mini-préau pré installé, il n’était pas envisageable de profiter pleinement des journées de pluie. Il fallait que j’arrose moi-même la terre régulièrement. Pour que les plantes bénéficient des rayons du soleil, j’ai dû réaliser trois ouvertures sur le toit, transformant ainsi, l’abri en un local où les conditions tempérées sont idéales pour la pousse, et la croissance des jeunes plants. Concernant l’arrosage, l’unique solution que j’avais trouvée, était l’appel au savoir-faire d’un spécialiste qui n’était autre qu’un membre du groupe. Il m’a filé quelques tuyaux pour aménager un système de récupération d’eau de pluie. Après l’élaboration des plans, et la mise en œuvre des travaux d’installation, on obtint environ 400 litres d’eau par mètre carré de toiture par an. C’était plus que suffisant pour mes plants de piment. C’était judicieux et cette solution m’a même permis d’effectuer des économies significatives.

Des améliorations qui n’en finissent plus

Une fois lancé dans ce projet, on ne s’arrête plus ! L’apparition des premiers piments m’a tellement encouragée, qu’aujourd’hui, je continue de chercher un moyen d’améliorer mon mini-jardin. La dernière fois, j’ai déjà établi une clôture autour du terrain pour éloigner les petites bêtes gourmandes. En ce moment, je suis sur la bonne voie dans la mise en place d’une porte spéciale pour la serre qu’est devenue la parcelle d’avant. J’envisage même d’installer un système d’analyse de l air pour faire en sorte qu’il fasse bon d’y rester, même durant les périodes de canicule. Avec le soutien de trois amis du groupe, je ne m’arrête plus. À la fin de toute entreprise, un nouveau projet naît. C’est tout simplement génial.